Fatou Yo, un conte africain

Tu seras une femme, ma fille

Fatou avait 12 ans, elle habitait dans un petit village près de la frontière orientale du Sénégal, à quelques encablures du Mali. Elle était la troisième d’une fratrie de dix enfants. Les temps étaient durs à cette époque, nous étions à la fin de la deuxième grande sécheresse qu’avait connue le Sahel, celle des années 80, et la terre était encore si dure à labourer, craquelée, une poussière rêche et rougeâtre sur laquelle son père s’évertuait chaque jour à faire pousser leur maigre pitance.

La famille avait quelques bêtes, des poules au plumage terne, qui cherchaient vainement et idiotement à picorer des graines qui ne germaient pas, une vieille chèvre dont on tirait un mince filet de lait amer, et une génisse toute osseuse que l’on gardait et dorlotait comme Abel aimait ses bêtes, jusqu’au jour où les temps se feraient plus durs et que le labeur de Caïn ne donne plus les fruits rêvés.

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L’Air du Temps : La salle d’attente

Par Andy

Nous sommes depuis quelques heures déjà en route pour Dakar, après une semaine chargée et riche en émotions dans la zone Nord. Cette mission portait sur l’alphabétisation dans le monde rural.

A chaque arrivée dans une nouvelle ville, il y’a ce sentiment enivrant qui prend le dessus. Ce sentiment qui nous fait comprendre qu’il reste tant de choses à découvrir. Continuer la lecture de « L’Air du Temps : La salle d’attente »

L’Air du Temps : La Prière d’Abdallah

RETOUR A DAKAR 

Par Abdoulaye Fall

Appréhensions de départ

Vendredi 5 juin, je me réveille à 11 h du matin. En plein confinement chez moi à Sokone, je n’avais évidemment pas grand-chose à faire. Dès mon réveil, je me lave et fais mine de prier le Fajr. Il ne faut pas croire que je sois un mauvais musulman, je suis bien conscient des devoirs qui m’incombent en tant que fidèle croyant étant donné que je maîtrise le Fiqh. Continuer la lecture de « L’Air du Temps : La Prière d’Abdallah »

Urban Man – Urban Woman : un couple à l’épreuve de la pandémie

Urban Woman : Saly

Mars 2020 : Corona Sénégalais, mois M.

Le (ou « la » selon l’humeur de l’Académie Française…) Corona est apparu depuis décembre en Chine et janvier en Europe. Mais c’est maintenant que notre Président a préféré faire son discours pour donner des « recommandations ».  Depuis que le Président de la République a parlé d’État d’urgence, des informations fusent de partout et j’avoue être perdue.

Les seules informations qui me font le plus stresser, ne sont ni celles liées au nombre de décès, ni celles concernant la vitesse de propagation de la maladie, mais, plutôt les « écoles fermées et limitations de déplacements, même pour aller travailler. »

Si on se réfère à ce qui se passe en France, il y aurait beaucoup plus de télétravail.

Ceci ne peut concerner que certaines professions pouvant se faire à distance comme la mienne et celle de Mor (chef d’entreprise).

Et, vu que nous, Sénégalais, nous sommes, de manière officieuse « un État Français » ayant à la tête un « gouverneur » … oups ! Mieux vaut que je me taise.

N’est-ce pas un complot pour rendre les mères de famille folles ? Ah ! Ça ne s’arrêtera jamais ces attaques contre la gente féminine.

Honnêtement, quelle épouse et mère serait contente d’être enfermée H24 dans un petit appartement, dans Dakar, avec deux garçons de 12 et 9ans ? Qui ?  Si vous en connaissez, donnez-moi des noms : je me ferai un plaisir de les contacter pour connaître leur secret. Et, je vous en conjure, épargnez-moi les discours sur l’amour d’une mère, la dévotion d’une épouse etc.

On peut aimer, être dévouée sans avoir à être le robot multifonctions du foyer.

Bon, je verrai demain comment ça va se passer au bureau ; mon chef, étant trop rigoureux pour nous demander de travailler à la maison.

C’est la tête pleine de ces pensées que je suis allée vaquer à mes tâches du soir : tout d’abord réchauffer le dîner que mon mari croit que j’ai cuisiné, alors que c’est ma domestique.

D’ailleurs, pour la petite histoire, mon cher mari voulait que je prépare moi-même ses repas du soir.

Dafa begg di lekk tous les soirs ce que sa femme chérie cuisine, d’après ses dires. Mais, comment puis-je finir mon travail de chargée de recrutement à 18h, parfois plus tard, être dans les embouteillages pendant 2 heures, pour ensuite lui faire son dîner et le mettre à table pour 21h ?

Je veux bien être une bonne épouse, vraiment « seyekatt la dei, » comme les braves Mame Diarra, Mama Astou Dianka et consorts mais, à l’époque, je suis désolée de le dire, elles ne travaillaient pas dans des bureaux et ne se tapaient pas d’embouteillage monstrueux dans une ville comme Dakar. « Seyye aussi da wara adapter wou quoi ! »

Oh, je divague ! Je ne me suis même pas présentée : je m’appelle Saly, j’ai 37 ans et je suis maman de deux garçons, Papi qui a 12 ans et Omar 9.

Je suis mariée à Mor Camara depuis maintenant 10 ans. Je suis sûre qu’en bon sénégalais cherchant toujours la petite bête des ragots, vous avez dû vite fait le calcul… Oui, j’ai eu mon aîné avant qu’on ne m’épouse. Et, oui, il a attendu 2 ans pour finalement me marier. Bref, trop compliqué, je vous expliquerai peut-être un jour, si vous voulez.

Pour le moment, il y a plus grave : cette maladie qui va mettre la vie, ma vie, en pause.

Mon travail était ma seule échappatoire face à ce mariage qui bat de l’aile depuis belle lurette. ; chaque matin, j’étais heureuse de sortir de cette maison, de retrouver mes collègues qui sont devenus des amis et de me donner à fond dans mes missions en ressources humaines.

Enfin ! Inutile de me prendre la tête, j’en saurai plus demain matin.

Dîner servi, Papi n’a pas voulu manger. Je lui ai fait des céréales et il a adoré. Qui a décrété que les céréales ne devaient se manger qu’au petit déjeuner ?

En tout cas Papa est tout content et rassasié.

Je ne suis pas une parfaite maman. Oui, je ne suis parfaite dans aucun domaine. J’ai arrêté depuis longtemps d’essayer de l’être quand j’ai compris que la perfection sénégalaise n’existe pas aux yeux des gens.

Les sénégalais ne seront jamais satisfaits donc autant « be you do you » …

C’est mon credo.

Son frère Omar s’est régalé ; il faut dire que Penda, la domestique, s’est surpassée, comme toujours. Tiens, il ne faut pas que je la perde, celle-là. Pourvu qu’elle ne décide pas de se marier, comme « gnome kou ssi marier bayyi ligueye », genre le mariage pour une femme est gage de sécurité financière parfois aussi « lou djikk ndiaga gno ndiakk » …

Bref, « Monsieur Mon Mari » Mor m’a félicitée pour ce repas « succulent ».

Urban Man : Mor  

Quand tes parents décident de t’appeler MOR, t’es foutu dès le départ !

A-t-on vu un Mor marquer l’histoire pour les bonnes raisons ?!?

Le premier s’est fait littéralement enterrer vif pour de la viande, un foutu os !

Le second, Mor Thiam, le vendeur de Cola, champion toute catégorie.

Puis moi, Mor, troisième du nom, Mor Yomb’lé.

Combien de fois j’ai dû me bagarrer quand on me chantonnait « Mor Yomb’lé loy Diay… »

J’étais doublement foutu dès le départ en fait.

Par moment quand je suis seul dans ma tête, le monologue intérieur devient bizarre. Mais là, aujourd’hui, je n’ai vraiment pas le temps pour ces bêtises.

A la télé, Ils ont parlé de pandémie, d’arrêt de travail et de probable confinement. Ma définition du confinement : Devoir me taper la tronche de Saly 24h/24.

Saly, c’est ma femme. Mais ne vous y méprenez pas, je l’aime ce bout de femme, j’en suis raide dingue même.

C’est l’amour de ma vie, la mère de mes deux princes.

Bon, après, je suis bien Mor Yomb’lé et ce n’est rien que de dire que « dama Yomb’lé torop » … Suivez mon regard.

Ce n’est rien que de vous dire que la situation est vraiment tendue. Il y a tellement de dangers dans les parages.

Il suffirait d’une minute d’inattention, qu’elle jette un coup d’œil à mes conversations WhatsApp et je suis un homme mort !

Je vais désinstaller l’application ! Non, ce serait trop bizarre ! Dormir avec mon téléphone ? Aller sous la douche avec ? Bloquer certains contacts ?!? Dans tous les cas, je suis déjà foutu ! Il faut que je trouve un moyen de contourner ce confinement. Il me faut de la sérénité, il faut que je réfléchisse, que je me mette en mode « THE Mor : calamité calme, optimiste et obstiné, serial entrepreneur et futur retraité heureux (avec Saly toujours dans ma vie) »

Je suis un chef d’entreprise responsable, je pourrai toujours me dégoter une autorisation de circuler. Tous les moyens sont bons pour ne pas rester confiné.

Cela étant, il y a aussi le bon côté de la chose. Je pourrais profiter de mes enfants. Saly pourrait au moins cuisiner pour moi, enfin !

Oui, je joue bien le jeu puisqu’il m’arrive de comprendre son statut de femme active. Ce soir, comme hier et avant-hier, elle viendra me servir ce repas qu’elle a soi-disant préparé de ses mains de chef, et moi je vais faire semblant de ne pas reconnaître les mains expertes de la bonne.

Que voulez-vous ? Le mariage est parfois fait de compromis. En plus Saly, elle en a tellement bavé à cause de moi… Ah oui, j’allais oublier, confinement est aussi égal à « djaagar djaagari » non-stop dans la maison.

Oh Mon Dieu ! Ce fameux « Djaagar Djaagari » …

J’ai beau être Mor Yomb’lé avec tous mes défauts mais, au fond, je suis un mec bien et je connais la valeur de ma femme. Elle cependant en est arrivée à un stade où elle n’est plus dans ce mariage que pour l’amour de ses enfants.

Et s’il y’a une seule personne à tenir responsable de cette situation, c’est bien moi !

Mais vous savez quoi, ce confinement c’est l’occasion rêvée de séduire ma belle et douce femme une nouvelle fois et d’insuffler de l’air frais dans ce mariage…

A suivre…

LE SOUFFLE COUPÉ

Je suis rentré de voyage fatigué, essoufflé, le souffle coupé. Durant tout mon séjour j’avais des difficultés à respirer, ne serait-ce qu’à monter les escaliers pour accéder à ma chambre d’hôtel ou marcher plus de cent mètres.

Il est vrai que j’avais remarqué depuis quelques temps un essoufflement quand je faisais certains petits efforts, mais j’avais mis ça sur le compte de la fatigue, de la cigarette, du stress, de mes vas et viens incessants depuis 2016.

J’ai parcouru 47267 km en 2018, soit une fois le tour du monde et 2019 s’annonçait également entre deux avions ou sur les routes d’Afrique.

J’avais aussi négligé de prendre depuis quelques temps mon Triatec, que je devais obligatoirement prendre tous les jours depuis 2008, pour gérer ma « petite » insuffisance cardiaque et hypertension que le Dr Mourad avait décelées lorsque j’étais allé le consulter après le décès de mon père. Continuer la lecture de « LE SOUFFLE COUPÉ »

Xam Sa Warëf

Ce 24 février 2019 se tiendra la onzième élection présidentielle du Sénégal, depuis son indépendance.

Cinq candidats seront en lice pour emporter les suffrages de 6 683 043 électeurs inscrits (soit 41% de la population, dont 46,47% résidant en milieu urbain et 53,53% vivant en milieu rural), répartis sur 6 919 lieux de vote et 15 397 bureaux de vote.

L’âge médian de la population sénégalaise est de 18 ans, et un peu plus de 47% de la population a 20 ans et plus, de ce qui signifie en principe que la moitié plus âgé de la population sénégalaise, si elle est inscrite, peut aller voter !

Ce scrutin de 2019 sera donc le vote des jeunes ! Et effectivement, la grande majorité des jeunes que nous avons côtoyés, avec qui nous avons échangé, discuté, en seront à leur premier vote.

Nous sommes fiers de la fougue et de l’enthousiasme qui animent ces jeunes nouvellement engagés politiquement, en espérant qu’ils n’auront jamais été crédules, ou manipulés, ni impressionnés, par les chants des sirènes émanant de tous les camps et que leur vote sera objectif, conscient, murement réfléchi, libre et personnel.

Nous sommes fiers de chaque jeune qui parcourra les quelques mètres, les kilomètres, entre son domicile et son lieu de vote, pour remplir pour la première fois son devoir citoyen.

Nous sommes fiers de tous ces jeunes, quel que soit leur camp, qui se sont engagés pour leur candidats, avec passion, parfois démesure, mais tel est le feu de la jeunesse, en espérant qu’elle ne fasse pas tout bruler, mais plutôt allume la flamme d’une renouveau civique et citoyen au Sénégal.

Pour rappel, le vote est secret et il ne marque pas un contrat d’adhésion à l’égard du candidat que vous avez choisi.

Nous espérons un fort taux de participation, peu d’abstentions, de votes blancs et nuls, puisque de nombreuses campagnes de sensibilisation ont été menées sur la manière de voter.

Nous n’appelons ni à la révolte, ni à la révolution, ni à la continuité, mais à l’engagement et la prise en main par chacun du destin de notre Pays, grâce à un vote pacifique, « conscient et par intime conviction ».

Nous ne reviendrons pas sur les circonstances dans lesquelles les candidats Madické Niang, Issa Sall, Macky Sall, Idrissa Seck et Ousmane Sonko ont accepté et sont arrivés à être les seuls candidats présents à ces élections, mais ce qui est sûr est que le choix du Peuple devra se faire parmi ces cinq présidentiables et qu’un seul vainqueur sortira des urnes : le Peuple Sénégalais.

Par devoir et conscience démocratique, nous espérons qu’il y ait un second tour, mais nous rappelons néanmoins que la « tradition électorale » a toujours donné un second mandat au président sortant.

L’année 2019 marquera peut-être, surement, une rupture, un changement, un renouveau, ou une confirmation.

Seules les urnes, seuls les votants, en décideront.

Ce qui nous importe le plus n’est pas le candidat qui sera déclaré légitimement et légalement vainqueur, mais la certitude que le scrutin de ce dimanche 24 février ait été exprimé dans la plus pure tradition de ce que NOUS avons réussi à arracher, obtenir, sauvegarder, durant les élections présidentielles sénégalaises de 2000.

Oui, nous sommes ceux qui étions là depuis 2000 et même avant, et aujourd’hui se tiennent à nos côtés nos petits frères et sœurs qui doivent prendre la relève et nous représenter dignement !

Nous sommes certains que nul, personne, au Sénégal, n’a le pouvoir de mettre en péril un suffrage librement exprimé, car nul ne peut annihiler la vigilance du peuple sénégalais, qui, depuis l’alternance, a toujours veillé à ce que ses élections soient l’expression exacte de sa volonté.

Nous appelons à l’attention, à l’alerte, à la veille, au vote dans le calme et la sérénité, sans heurts ni violences, car nous avons une tradition de paix, de partage et de savoir et pouvoir vivre ensemble à sauvegarder, pérenniser, magnifier, pour nous et aux yeux du Monde.

Le Sénégal restera uni, indivisible, debout, quoi qu’il puisse arriver !

Quelle que puisse être l’issue de ces élections, une chose immuable et certaine demeure, et sera dans les prochain mois plus amplement concrétisée :

Nous sommes là, nous serons toujours là.

Nous serons là, à équidistance de toute passion et de toute subjectivité.

Nous serons là, démocrates et laïcs.

Nous serons là, républicains et citoyens.

Nous serons là, apolitiques et sans obédience.

Nous serons là, dans une dynamique positive d’engagement et d’actions.

Nous serons là, pour apporter contributions et critiques constructives.

Nous serons là, ouverts tous ceux qui souhaiteront œuvrer pour le développement, le  progrès et la pérennité de la République du Sénégal. 

Nous serons là, car NOUS sommes, avec vous, tous, à nos côtés et pour vous, la Génération du Devoir et de l’Engagement ! 

Xam Sa Warëf

De l’alternance à l’émergence : naissance d’une « anarchie générationelle »

Il y a quelques années de cela j’écrivais une chronique sur le temps qui passait, l’évolution de ma société et sa transformation progressive en un magma hideux d’excès, de violences, d’inégalités.

J’en étais arrivé à « regretter » le calme « dioufisme » des années socialistes, le train-train formaliste et bien réglé d’une administration qui portait encore « quelques » habits républicains, le peu de civisme qui demeurait encore chez certains, le respect d’un drapeau et des institutions d’une république qui n’était pas encore celle de la rue.

Je me souviens que tout a commencé finalement avec le tunnel de Soumbédioune.

Ce fut la première fois que nous entendîmes parler de « milliards » au km carré.

Au risque de me répéter dans une autre langue, l’alternance a créé une profonde rupture au début des années 2000, et cela personne ne peut le renier. Les modèles d’aujourd’hui ne sont plus ceux d’hier, ne sont pas ceux de mon enfance et de mon adolescence.

Ce ne fut pas une évolution douce et positive des mentalités et des comportements, mais la rupture d’un contrat moral dans toutes les couches de notre société, que même nos plus grands sociologies n’auraient pu prédire.

Cette rupture a causé ce désastre moral et culturel que nous vivons aujourd’hui, accentué années après années par de plus en plus d’excès banalisés par une grande partie de la population habituée à se gaver et se délecter de séries médiocres reproduisant toutes les tares de notre société.

L’alternance a créé une rupture, un hiatus générationnel et social et l’émergence est venu accentuer le fossé dans lequel l’Honneur, la Vertu, la Fierté ont été remplacés par la valeur et le prix des choses que l’on aborde et exhibe bêtement pour montrer à son voisin qu’on est mieux loti que lui.

On me dira qu’au moins une certaine « continuité » a été assurée…

Nous vivons le libéralisme dans son expression la plus négative, la plus destructrice, car la vérité est qu’aujourd’hui est le Sénégal est en situation de quasi anarchie, sans aucun respect des institutions (si tant est qu’il en existe encore dans la stricte expression du terme)

A qui la faute me demanderiez – vous ? Pas à ceux qui sont en état de défiance ou de révolte face à l’autorité, mais à ceux qui porte le pouvoir tellement mal, tels des habits trop grands pour eux et qu’ils n’avaient jamais rêvé d’admirer à défaut de pouvoir bien les porter.

Les Millennial sont les enfants de l’alternance et les adultes de l’émergence, ils sont nés avec Wade et ont grandi avec Macky.

Que voulez-vous qu’ils fassent d’autre à part avoir des valeurs qui n’en sont pas?

Comment voulez – vous qu’ils se comportent à part reproduire les mauvais comportements de ceux qui sont supposés leur donner le bon exemple?

Il n’y a plus d’État dans le vrai sens du terme au Sénégal, ni « providence », ni « gendarme », juste un « pouvoir » détenu ou ayant été détenu par des personnes n’ayant jamais véritablement pris conscience de la pleine mesure de leur rôles et responsabilités à l’égard de notre pays.

Ne vous plaignez pas des propos peu châtiés lorsque vous avez été les premiers à les proférer !

Ne vous plaignez pas des casses alors que vous avez été les premiers à descendre dans la rue-publique !

Ne vous plaignez pas de votre jeunesse que vous avez modelé à votre image !

Xam Sa Warëf

The Story of Tolerance

or how we live together, linked by one Faith

initially published on April 6, 2016

Last Sunday I was watching first episode of National Geographic channel’s new great show, « The Story of God with Morgan Freeman« .

I greatly appreciated the episode, filmed like a Hollywood blockbuster, rich in beautiful colors and images, in emotions, and full of questions about our Faith in God, according to different religions.

This episode, “Beyond Death”, dealt with Life after Deathviewed from different faiths and beliefs (Aztec, Hindus, ancient Egyptians, Christians and science) and was perfectly managed and narrated by one of the best actors of all times. Continuer la lecture de « The Story of Tolerance »

Karda By Night !

Mon travail m’amène souvent à devoir répondre à des invitations à déjeuner, diner, after-work, sorties nocturnes, soirées de galas, défilés, etc.

Bon, avouons-le, d’une manière générale, et depuis toujours, j’aime sortir, aller vers les gens, dans différents endroits, différents milieux.

Je pense d’ailleurs avoir fait toutes les boites et tous les bars de cette ville…

J’aime discuter et surtout observer la faune nocturne de Dakar, celle qui mue le soir, pressée de tomber les masques, ou d’en porter d’autres, après avoir été enfermée durant toute la journée dans la cage des convenances sociales et professionnelles, des « monsieur ci, madame là ». Continuer la lecture de « Karda By Night ! »