L’Engagement qui Compte : Quand la Communauté Se Prend en Main
Élimane Lam et le don sans condition
Il y a des gestes qui passent inaperçus dans les pages d’actualité. Des gestes qui ne font pas les gros titres, qui ne sont pas détournés par la politique, qui ne cherchent pas la validation officielle. Ces gestes, ce sont ceux d’une personne qui a simplement décidé qu’elle avait les moyens de faire une différence, et qui l’a fait.
C’est ce qu’Élimane Lam a fait à Liberté 6.
Il y avait un complexe sportif qui attendait. Un espace qui aurait pu rester vide, ou pire, être transformé en propriété privée. Élimane Lam a regardé cet espace et a vu quelque chose que la majorité d’entre nous avait oublié de voir : une opportunité de servir sa communauté. Pas pour une reconnaissance. Pas pour un titre. Juste parce que c’était possible, et parce que c’était nécessaire.
Ce qu’il a fait, c’est donner ce complexe à la communauté de Liberté 6. Donner. Pas vendre, pas mettre en condition, pas demander une faveur politique en retour. Donner avec la clarté de celui qui comprend que quand on a quelque chose, on a aussi une responsabilité.
Et la raison pour laquelle c’est important, ce n’est pas que la donation elle-même—c’est ce qu’elle signifie. Elle signifie qu’il existe encore au Sénégal des personnes pour qui le bien commun n’est pas une abstraction, mais une réalité qu’on peut servir concrètement.
XamSaWareef : l’engagement systématique
Mais il n’y a pas qu’Élimane Lam. Il y a une fondation, une initiative, un mouvement. XamSaWareef. C’est un nom qui signifie quelque chose de très spécifique en wolof : « l’engagement qui ne nous quitte pas ». C’est pas juste une expression. C’est une promesse.
Et cette promesse, elle s’est manifestée en 2021 et 2022 de multiples manières. Ce n’est pas une action isolée. C’est une stratégie, une vision, une détermination à transformer les choses à partir de la base.
Quand on regarde les actions de XamSaWareef, on voit quelque chose qu’on ne voit pas assez au Sénégal : une action citoyenne qui ne demande pas la permission de l’État. Qui ne brigue pas l’attention des médias officiels. Qui se dit simplement : voilà notre communauté, voilà ce dont elle a besoin, et voilà comment nous allons le faire.
Et quand on voit cela, on voit aussi quelque chose d’autre : le soutien. SONATEL, par exemple, s’est associé à cette vision. Pas pour de la publicité, pas pour se donner bonne conscience. Parce que SONATEL a aussi compris que le bien du citoyen sénégalais n’est pas un problème de l’État seul.
Le bien attire le bien
Il y a une phrase qu’on entend : « Le BIEN attire le BIEN ». C’est pas une superstition. C’est une observation pratique, éthique, humaine. Quand quelqu’un agit avec clarté, avec intégrité, sans attentes mesquines, cela crée un champ magnétique.
Élimane Lam n’a pas construit une machine de relations publiques. Il a simplement agi. Et cette action a inspiré d’autres. XamSaWareef n’a pas attendu que les institutions nationales se mobilisent. Ils ont simplement commencé. Et quand ils ont commencé, les gens se sont joints.
C’est cela qui me touche le plus. Dans un pays où on déplore constamment que « rien ne change », où on attend d’un leader mythique qu’il vienne tout sauver, voilà des gens qui se sont dit : c’est nous qui changerons. Pas demain, pas après les élections, pas quand les conditions seront parfaites. Maintenant.
Et c’est contagieux. Vous savez pourquoi ? Parce que cela montre que c’est possible.
L’engagement ne disparaît jamais
Il y a un mot dans ce que XamSaWareef affirme qui est important : « Notre CHOIX est de toujours être engagés pour notre COMMUNAUTÉ ». C’est pas une engagement occasionnel. C’est pas une action d’une saison. C’est une décision de vie. De toujours mettre l’engagement communautaire au cœur de ce qu’on fait.
Et quand on structure son existence autour de cela, quand on en fait une véritable priorité, les choses changent.
En 2021 et 2022, XamSaWareef s’est engagé dans des multiples actions. Pas des grandes actions spectaculaires. Des vraies actions. Des actions qui disent : nous sommes ici, nous travaillons, nous construisons quelque chose.
Et pendant ce temps, beaucoup d’autres regards se tournent vers la politique, vers l’État, vers les élus. Ils attendent. XamSaWareef ne attend pas. Ils agissent.
Ce que cela signifie pour le Sénégal
Il y a une question qui me hante depuis longtemps : à quel moment avons-nous accepté que le changement devait venir d’en haut ? À quel moment avons-nous décidé que nous, les citoyens, nous n’avions pas de pouvoir sauf quand on vote ? À quel moment avons-nous cru que notre seule responsabilité était électorale et non transformatrice ?
Voilà ce que des initiatives comme celle d’Élimane Lam et XamSaWareef me rappellent : le pouvoir ne vient pas d’en haut. Il vient d’en bas. Il vient de nous. De notre capacité à regarder nos communautés et à dire : je vais faire ma part.
Ce pouvoir-là est plus fragile, plus lent, plus difficile. Il nécessite une persévérance que beaucoup n’ont pas. Il nécessite une foi que beaucoup ont perdue. Il nécessite d’accepter que le changement sera petit au début, peut-être presque invisible.
Mais il est aussi plus véritable. Plus durable. Parce qu’il ne dépend pas d’un leader. Il ne dépend pas d’une décision en haut. Il dépend de nous.
L’appel à la conscience collective
Le Sénégal dont nous rêvons ne viendra pas d’un président charismatique. Il ne viendra pas d’une institution qui se réveille soudainement. Il viendra d’une accumulation de gestes comme celui d’Élimane Lam. D’une multiplication d’initiatives comme XamSaWareef. D’une généralisation de la conscience que nous sommes responsables de nos communautés.
Je ne dis pas que c’est une solution complète. L’État doit aussi faire son travail. Les institutions doivent aussi se réformer. Mais en attendant, en parallèle, sans attendre la permission—voilà ce qu’il est possible de faire.
Et quand des gens se décident à le faire, quand ils le font avec intégrité et persévérance, quand ils disent « nous nous engageons pour notre communauté, toujours »—c’est là que le Sénégal véritable commence à émerger.
Pas celui des rues pavées de rêves. Pas celui des promesses électorales. Celui des complexes sportifs offerts par des citoyens. Celui des initiatives qui refusent d’attendre. Celui du bien qui attire le bien.
C’est ce Sénégal que je veux. Et je sais qu’il est possible parce que je le vois déjà construire.
— Djigane
Initialement publié sur X/Twitter les 30 décembre 2021 et 6 avril 2022